CBRE, pour optimiser ses consommations, l’internet des objets permet d’obtenir rapidement des données

La revue des énergies renouvelables et des solutions alternatives.

CBRE, pour optimiser ses consommations, l’internet des objets permet d’obtenir rapidement des données

Des capteurs pour limiter la facture énergétique de son entrepôt logistique

Le smart building peine encore à se développer dans la logistique. Chauffer un entrepôt est pourtant très énergivore et le secteur pourrait souffrir de la crise énergétique cet hiver. Mais optimiser sa facture ne s’improvise pas et il reste peu de temps pour agir. A court terme, un premier levier accessible est néanmoins possible : mettre en place une gestion technique du bâtiment (GTB) avec de l’internet des objets. Objectif : développer sa connaissance pour investir de façon efficace dans la durée.

Interview de Jacques Guigui directeur technologie et innovation de CBRE et Cédric Nicard directeur du développement durable de CBRE.

Comment se déloie le smart building dans l’immobilier logistique ?

On a longtemps associé smart building et immobilier de bureaux tertiaires. Or, le smart building s’adapte aussi aux autres typologies d’actifs immobiliers comme la logistique. Les enjeux de gestion de l’énergie y sont importants, car situés au carrefour des préoccupations environnementales, économiques et sociales. Chauffer un gigantesque entrepôt coûte extrêmement cher. Les technologies de chauffage et de rafraîchissement sont énergivores, en raison des volumes et de leur dépendance aux énergies fossiles. Pour ces raisons, les investisseurs immobiliers ont tendance à moins bien les coter.

La logistique part de plus loin que l’immobilier de bureaux, dites-vous…

L’immobilier de bureaux a migré, il y a déjà longtemps, vers des systèmes d’optimisation du chauffage. Par exemple, le recours aux plafonds rayonnants réversibles permet d’optimiser les consommations. Mais dans le secteur de la logistique, marqué par la hauteur des entrepôts, cette technologie n’est pas applicable. On utilise donc des aérothermes de grande dimension qui fonctionnent principalement au gaz et consomment beaucoup.

Dans ce contexte, quelles sont les pistes d’amélioration ?

Quand on veut faire des économies d’énergie, on ne peut pas juste arrêter le chauffage ! Car chauffer décemment un bâtiment, c’est offrir de bonnes conditions de travail à ses collaborateurs. D’autres solutions existent à plus ou moins long terme pour réduire sa facture. À court terme, le premier levier est d’analyser l’existant, en équipant les entrepôts de capteurs à différentes altimétries. L’objectif est de s’appuyer sur l’internet des objets pour développer la connaissance de sa consommation réelle. Il existe aussi des capteurs spécifiques pour cartographier la consommation des équipements de production.

Pourquoi cartographier sa consommation ?

Il est essentiel de connaître les sources de surconsommation et la température réelle de l’entrepôt, pour bien cibler son action. On limite ainsi les déperditions d’investissement dans des entrepôts logistiques de grande dimension.

Le smart building peut être « low-tech », dites-vous…

Ça ne coûte pas forcément très cher de mettre en place ou de réutiliser une gestion technique du bâtiment (GTB) avec de l’internet des objets. CBRE propose systématiquement cette alternative. Ces capteurs IoT (internet des objets) sans fil, sans câbles d’alimentation, sont simples à installer dans des entrepôts de plus ou moins grande dimension. Ils permettent d’obtenir de la data très rapidement. Ensuite, il faut analyser les données, pour étudier les cibles énergétiques à travailler. Enfin, il est aussi essentiel de s’attacher à faire du digital avec une faible empreinte carbone. CBRE propose systématiquement de réutiliser les systèmes de GTB pour leur donner une seconde vie.

« Il est essentiel de connaître ses sources de surconsommation et la température réelle d’un entrepôt, pour bien cibler son action et son investissement »

 

 

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