Degremont

La revue des énergies renouvelables et des solutions alternatives.

Méthanisation des boues : un retour d’expérience de plus de 75 ans

 

SIAAP : 500 GWh de biogaz par an et ce n’est pas fini !

 

En méthanisant les boues issues du traitement des eaux usées, les stations d’épuration peuvent gagner sur plusieurs tableaux. Tout d’abord, le biogaz produit leur permet de couvrir une partie de leurs besoins énergétiques. D’autre part, la méthanisation réduit le volume final des boues de 30 %, au minimum. Certains sites ont aussi opté pour la revente d’énergie, leur garantissant des recettes sur de longues périodes, grâce aux tarifs de rachat (électricité, injection de biométhane).

 

Ces avantages, le SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne) en bénéficie depuis… plus de 75 ans ! « La méthanisation est une longue histoire pour nous, puisqu’elle a été mobilisée sur le site d’Achères, dès son ouverture en 1940, explique Jacques Olivier, Directeur général du SIAAP. Le biogaz répond à 65 % des besoins énergétiques globaux de cette usine. Comme à Triel-sur-Seine ou à Valenton, la méthanisation y couvre 100 % des consommations liées au traitement des eaux et des boues. »

 

Aujourd’hui, ces trois usines dotées de méthaniseurs produisent 500 GWh de biogaz par an. Un volume que le Syndicat souhaite accroître prochainement, notamment en mixant des ordures ménagères avec ses boues. « Une expérimentation est lancée avec le SYCTOM de l’agglomération parisienne sur le site d’Achères, évoque Jacques Olivier. A Valenton, nous menons aussi une expérimentation, en partenariat avec Suez, autour de la production de bioGNL dans le but d’alimenter une flotte de camions. Sur le secteur de Maisons-Laffitte, nous étudions la faisabilité de la valorisation de gisements de fumiers équins. Bien entendu, sur les sites où la production de biogaz est excédentaire pour couvrir nos besoins en termes de traitement, l’injection de biométhane offre également un débouché nouveau. »

 

Paroles de pro : « Epuration membranaire et station GNV »

 

« En parallèle au projet de Valenton, nous exploitons, depuis deux ans déjà, un système d’épuration membranaire de biogaz, au sein de l’usine de traitement du Pays Rochois, en Haute-Savoie (90 000 EH), explique Christelle Metral, Chef de Marché « Méthanisation Biogaz » chez Suez. Le biométhane produit sera injecté au réseau et pourra alimenter une station de GNV publique.

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