Réseau urbain

La revue des énergies renouvelables et des solutions alternatives.

La Ville de Paris mobilise la géothermie pour assurer le chauffage et la climatisation de l’opération d’aménagement urbain « Paris Nord-Est »

« La nouvelle centrale thermofrigorifique desservira une surface d’un million de mètres carrés »
Dans le cadre de son Plan Climat, la Ville de Paris s’est fixé pour objectif de « verdir » les énergies exploitées au sein de ses réseaux de chaleur et compte bien sur son délégataire de service public, la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU), pour concrétiser cette ambition.
« À l’horizon 2015, la part des énergies renouvelables et de récupération devrait passer à 50 % au sein du bouquet énergétique de CPCU, explique Henry Valibus. Parmi les leviers mobilisés, nous avons saisi l’opportunité de l’opération d’aménagement urbain « Paris Nord-Est » pour réaliser un réseau qui puisse assurer à la fois le chauffage et la climatisation, grâce à la géothermie. Les forages ont été réalisés en 2009, sous forme d’un doublet d’une profondeur de 1 800 m sur le Dogger. La centrale thermofrigorifique, qui desservira une surface d’un million de mètres carrés, est en cours de finalisation. Elle disposera d’une puissance de 100 MW de chaud et de froid, respectivement exploités par CPCU, à partir de cette fin d’année, et par Climespace, début 2013 ».
Par ailleurs, l’opérateur prépare l’avenir en participant au projet de recherche Géostocal du BRGM, portant sur la possibilité de stocker la chaleur produite en excès durant l’été (dans l’aquifère du Dogger), pour la restituer en hiver. Ce dispositif pourrait être mis en place dans le futur éco-quartier d’Ivry Confluence. En attendant, CPCU espère pouvoir valoriser son savoir-faire en géothermie sur des projets d’aménagement localisés dans Paris intramuros, où il semble possible d’exploiter les nappes de l’Albien.
Une solution qui pourrait inspirer de plus en plus de maîtres d’ouvrage en France sur des projets de dimension plus réduite, estime pour sa part Olivier Durier, Responsable développement Géothermie « France », chez AnteaGroup : « dans les années à venir, la géothermie sur nappe devrait progresser dans le cadre de réalisations d’éco-quartiers, avec la création de petits réseaux de chaleur et de climatisation ».

Nils Bruder / pour Valeur énergie
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