Une arrivée d’eau qui se coupe automatiquement, en cas de fuite ?

 

Un système intelligent qui pilote une vanne motorisée

 

Interview auprès de
Bruno Mestdagh,
Gérant
Orion Technologies

 

« Des avantages bien cernés par ceux qui ont connu d’importants dégâts des eaux »

 

Les apports des disjoncteurs d’eau vous semblent-ils bien identifiés par les collectivités ou les particuliers ?

 

Oui, ils sont désormais mieux connus, car ils répondent à une demande – qui a longtemps été sous-jacente – de pouvoir couper automatiquement une arrivée d’eau, en cas de fuite d’eau ou de rupture de canalisation. A ce titre, les personnes qui cernent le mieux les avantages des disjoncteurs d’eau sont celles qui ont connu d’importants dégâts. Ces solutions ont été développées dans des pays fréquemment confrontés à de tels dommages, comme l’Italie et ses régions sismiques. Leur arrivée en France a révélé une demande particulièrement forte chez les particuliers. Du côté des collectivités locales, la prise de conscience est portée par l’évolution des mentalités sur le plan écologique. Des normes de construction, comme la certification BREEAM, mais aussi de plus en plus de cahiers des charges prescrivent aujourd’hui l’installation de disjoncteurs d’eau.

 

Comment ces appareils fonctionnent-ils ?

 

Ils sont disposés en aval du compteur de la régie, là où débute la responsabilité de l’usager. Il s’agit d’un compteur associé à un émetteur permettant de faire remonter des données de débits vers une intelligence qui pilote une vanne motorisée. En cas de fuite ou de rupture, identifiée grâce à un algorithme, une alarme est lancée auprès du personnel assurant la gestion du réseau et la vanne est automatiquement fermée. Dans certaines situations, il n’est pas envisageable de couper l’alimentation en eau. Seule l’alarme est alors envoyée. Le disjoncteur permet aussi la remontée d’informations concernant les consommations d’eau.

 

Quels sont les avantages d’un disjoncteur ?

 

Une fois que le système est installé, tout le réseau est sous contrôle : même les micro-fuites seront détectées. En cas d’absence prolongée, on a l’assurance de ne pas être confronté à une grosse catastrophe. Je pense, par exemple, à une piscine qui a connu une rupture de canalisation au niveau de l’adoucisseur. L’ensemble du local technique – chaudière comprise – a été submergé, parce que rien n’arrête l’eau, à part un disjoncteur bien entendu. En résumé, ce dernier est comme la ceinture de sécurité : il semble optionnel, mais s’avère primordial en cas de besoin.