Un travail sur les volumes et les brûleurs pour concilier performance de chauffe et faibles émissions

Guillaume Coatmeur, Directeur Commercial « Chaudières et solutions de chaufferie pour l’industrie » chez Groupe Atlantic

« Le coût des énergies était un sujet de discussion majeur sur le CFIA de Rennes. »

Comme d’autres secteurs industriels ayant recours à des chaudières, la filière agroalimentaire se penche sur les enjeux énergétiques, depuis quelques années déjà. Face à ces questionnements – qui se sont amplifiés, en raison du renchérissement des coûts du gaz et de l’électricité –, les solutions existent. Le point avec Guillaume Coatmeur, Directeur Commercial « Chaudières et solutions de chaufferie pour l’industrie » chez Groupe Atlantic.

Quelles sont les attentes des industriels qui cherchent à optimiser les performances économiques et environnementales de leur chaudière ?

Ces deux performances posent la question des consommations d’énergie, qui n’est pas un sujet nouveau mais dont la portée ne cesse de s’amplifier, ces derniers mois. Face à la tension sur les coûts des énergies – qui était un sujet de discussion majeur sur le CFIA (Carrefour des fournisseurs de l’industrie agroalimentaire) de Rennes, en mars dernier –, les réflexions portaient notamment sur une approche bi-énergie, mêlant gaz et fioul. Une vision forcément à court-terme. A plus long terme, on travaille en partenariat avec les brûleuristes autour de l’avènement dans l’industrie de l’hydrogène qui coche de nombreuses cases sur les aspects environnementaux. Nous avons ainsi une chaudière à hydrogène en développement. Cette filière se construit avec un coup d’accélérateur donné par l’inflation du gaz. Dans le secteur agroalimentaire, l’attente concernant l’hydrogène est forte chez les industriels ayant déjà pour la plupart une démarche RSE poussée. Par ailleurs, la hausse des coûts de l’énergie et les préoccupations environnementales posent aussi la question du rendement des installations, notamment à travers la bonne combinaison entre chaudière et brûleur. Le design de la chaudière peut aussi être important pour réduire les consommations d’énergie et les factures associées.

Comment cela ?

Il ne suffit pas de « vendre des calories » à ses clients, il convient de bien connaître leurs besoins-métiers. La génération de chaleur sera ainsi régulée en fonction des besoins avec l’objectif de faire fonctionner la chaudière le plus souvent possible à son régime maximal, moins énergivore que des régimes transitoires. Un travail sur de grands volumes – nos chaudières atteignent une puissance de 23 MW – et des brûleurs adaptés est aussi intéressant pour concilier performance de chauffe et faibles émissions de NOx, en parvenant à des rejets inférieurs à 50 mg/Nm

Avez-vous des références récentes dans le secteur agroalimentaire ?

Nous venons de fournir une solution de génération de vapeur à une grande maison de champagne pour son centre de recherches dédié aux process de sanitation. Nous avons installé un équipement du même type dans une chocolaterie du sud de la France. Comme sur tous nos projets, nous avons apporté à ces deux clients une solution globale, intégrant la chaudière et les solutions de chaufferie avec tous les périphériques. A noter que, depuis un an, nous proposons aussi une solution de supervision à distance des performances de la chaudière et du brûleur, ce qui permettra aux industriels de piloter une usine 4.0, à plus long terme.

Il ne suffit pas de « vendre des calories » à ses clients : il convient de bien connaître leurs besoins-métiers. La génération de chaleur sera ainsi régulée en fonction des besoins : avec l’objectif de faire fonctionner la chaudière le plus souvent possible à son régime maximal. Un travail sur de grands volumes de foyer –et des brûleurs adaptés est aussi intéressant pour concilier performance de chauffe et faibles émissions de NOx, en parvenant à des niveaux de rejets de NOx inférieurs à 50 mg/Nm3. De quoi anticiper les futurs seuils réglementaires. Là encore, des chaudières biénergie offrent de bonnes performances sur les émissions. A noter que ces dispositifs sont éligibles aux CEE, tout comme le recours – en natif ou en rénovation – à des économiseurs et à des condenseurs pour réduire les consommations de combustible.

Nous venons de fournir une solution de génération de vapeur à une grande maison de champagne pour son centre de recherches. Nous avons installé un équipement du même type dans une chocolaterie du sud de la France. Comme sur tous nos projets, nous avons apporté à ces deux clients une solution globale, intégrant la chaudière et les solutions de chaufferie intégrant tous les périphériques. A noter que, depuis un an, nous proposons aussi une solution de supervision à distance des solutions que nous proposons. Cela permet aux industriels d’optimiser les performances de leurs équipements et d’anticiper leurs interventions de maintenance.

Plus d’infos : https://www.groupe-atlantic.fr/