Le Mans : un voile béton sans joints verticaux, ni entretoises

Il existe divers procédés de construction en béton pour les réservoirs de méthanisation. Parmi eux, le coulage de voiles dans des banches sans entretoises. Le point avec @Antoine Cretin sur cette technologie déployée par Engie BioZ sur son site du Mans – Le Monné.

Antoine Cretin,
Ingénieur Commercial,
Bio Dynamics

 

En quoi consiste le coulage de voiles béton dans des banches et quels en sont les avantages ?


Il s’agit de couler le béton sur place entre deux coffrages circulaires, sans joints verticaux et sans entretoises. Cela permet d’obtenir un voile continu qui garantit à la fois une étanchéité parfaite de l’ouvrage et une rapidité d’exécution, le tout à un prix compétitif. En trois ou quatre semaines, il est possible de créer des cuves allant jusqu’à 50 m de diamètre et 20 m de hauteur. Au Mans, nous avons construit deux digesteurs de 4 900 m3 et deux stockages de digestat liquide de 6 400 m3. Nous avons aussi réalisé l’isolation extérieure des digesteurs et leurs bardages de protection. A noter qu’il est possible d’installer directement le réseau de chauffage dans les voiles béton ou dans les radiers, ce qui n’est pas possible avec des banches droites. Au Mans, cette option n’a pas été mobilisée par le constructeur.

Justement, comment travaillez-vous avec les constructeurs ?


Nous avons fait le choix d’attribuer une équipe à chacun d’entre eux, afin de nous adapter parfaitement au process choisi. Ensuite, le suivi de chaque projet se fait par un ingénieur, depuis la conception jusqu’à l’accompagnement de chantier. Le constructeur et le maître d’ouvrage ont ainsi un interlocuteur unique, tout au long de l’opération. Et pendant les travaux, nous testons le béton de nos fournisseurs, avant sa mise en œuvre. De quoi être tranquille pour 50 ans au moins…

« Des cuves allant jusqu’à 50 m de diamètre, coulées en trois semaines. »

Paroles d’exploitant


La centrale mancelle d’Engie Bioz valorise jusqu’à 90 tonnes d’intrants par jour et fournit près de 3 400 000 m³ de biométhane par an. « Pour nos quatre réservoirs en béton, nous avons retenu le procédé de coffrage circulaire pour sa rapidité de mise en œuvre et pour son résultat final très propre, souligne Mathieu Chapelle, Ingénieur d’études chez Engie Bioz. L’intérêt avec Bio-Dynamics, c’est aussi qu’ils sont autonomes sur le chantier. Par exemple, une fois chaque cuve terminée, ils ont réalisé eux-mêmes les tests en eau pour en vérifier l’étanchéité. Ils ont également su s’adapter aux contraintes imposées par la crise sanitaire du Covid-19. Enfin, on sait qu’avec leur bardage, l’isolation extérieure des digesteurs est partie pour durer. »

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