Toitures végétalisées : des solutions fondées sur la nature au service de la gestion de l’eau

Toitures végétalisées : des solutions fondées sur la nature au service de la gestion de l’eau

Interview auprès de Mme Sophie Rousset-Rouvière – Déléguée générale chez ADIVET

Présente pour la première fois au Carrefour de l’Eau et des Gestions locales de l’Eau à Rennes, l’Adivet met en lumière le rôle stratégique des toitures végétalisées dans la gestion alternative des eaux pluviales. Sa déléguée générale, Sophie Rousset-Rouvière, plaide pour une approche territorialisée et systémique, au cœur des politiques d’adaptation au changement climatique.
La participation de l’Adivet au Carrefour de l’Eau s’inscrit pleinement dans sa mission de promotion des solutions fondées sur la nature appliquées au bâti. « Quand on parle de gestion alternative des eaux pluviales, le principe de base est de traiter l’eau là où elle tombe », rappelle Sophie Rousset-Rouvière. Un enjeu central pour les collectivités, confrontées à l’intensification des épisodes pluvieux.
Présente durant toute la durée du salon au sein de l’espace dédié aux solutions fondées sur la nature, l’Adivet interviendra également lors d’une conférence consacrée à l’intégration de la végétalisation du bâti dans les PLU et PLUi, avec un focus sur la gestion de l’eau à la parcelle. Les collectivités territoriales constituent le public prioritaire, ainsi que l’ensemble des acteurs de la planification urbaine : agences d’urbanisme, CAUE, bureaux d’études, architectes ou juristes.
Souvent perçue comme un simple aménagement paysager, la toiture végétalisée joue pourtant un rôle technique précis. « En toiture, on ne parle pas d’infiltration, mais de captation, de stockage temporaire et de restitution régulée », souligne la déléguée générale. Grâce au dimensionnement du substrat, du drainage et des dispositifs de rétention, ces solutions permettent de limiter le ruissellement, de décaler les pics de pluviométrie et de soulager les réseaux.
Il n’existe cependant pas de solution unique. « Tout l’enjeu est d’adapter le niveau d’ambition aux réalités climatiques et territoriales », insiste-t-elle. Une toiture végétalisée extensive peut ainsi gérer jusqu’à 80 % des pluies courantes dans de nombreux contextes climatiques, mais elle doit s’inscrire dans une stratégie globale associant d’autres solutions fondées sur la nature.
Le cadre réglementaire renforce aujourd’hui cette dynamique. Les lois Climat et Résilience puis APER rendent obligatoire la solarisation ou la végétalisation des toitures pour de nombreux bâtiments. L’Adivet encourage également le développement des toitures biosolaires. « Associer végétalisation et panneaux solaires (photovoltaïques ou thermiques) permet de cumuler gestion de l’eau, biodiversité, îlot de fraîcheur et production d’énergie décarbonée », conclut Sophie Rousset-Rouvière.

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