En Nouvelle-Aquitaine, les territoires à énergie positive sont boostés par la régionI

interview auprès de 
Françoise Coutant 
Vice Président en charge du climat
et de la transition énergétique
Région Nouvelle Aquitaine

Accompagner et fédérer l’ensemble des acteurs concernés par les TEPOS pour co-construire des projets efficients

 

En Nouvelle Aquitaine, les territoires à énergie positive sont boostés par la Région

 

 

« Notre volonté est d’impliquer les citoyens dans la construction de territoires à énergie positive »

 

 

En articulant ensemble les valeurs d’autonomie, de solidarité et d’efficacité énergétique, les territoires à énergie positive offrent aux bassins de vie un nouveau paysage énergétique. C’est le cas, notamment en région Nouvelle Aquitaine, réunion de trois territoires (Poitou-Charentes, Aquitaine et Pyrénées Atlantiques), où l’accompagnement des TEPOS est au cœur des préoccupations.

 

23 territoires, majoritairement ruraux, sont accompagnés par la région Nouvelle Aquitaine dans leur transition énergétique. Ils représentent 931 communes, 807 500 habitants, soit 14 % de la population régionale et 19 600 km², soit 23 % de la superficie du territoire. « Les projets liés aux territoires à énergie positives datent d’avant la création de la région Nouvelle Aquitaine », explique Françoise Coutant, vice-présidente en charge du climat et de la transition énergétique, élue EELV. « 11 territoires étaient déjà lancés dans la démarche. Après un nouvel appel à projet, nous avons retenu 12 nouveaux territoires à accompagner ». 12 territoires présents aux quatre coins de la Nouvelle Aquitaine qui partagent la volonté de gérer différemment leur quotidien. « Les objectifs sont forts en terme de transition », soutient Françoise Coutant. « Il s’agit de réduire les consommations d’énergies et d’engager la planification d’un déploiement des énergies renouvelables ». La région Nouvelle Aquitaine accompagne ces projets de territoire en matière d’ingénierie et de financement avec une enveloppe d’1 M€ sur trois ans pour les 12 projets sélectionnés en 2017, dont cette année 432K€ qui permettent également d’aider les premiers territoires engagés dans la démarche.

 

Transversalité des sujets

 

« Les territoires à énergie positives concernent aussi bien les domaines du transport que les bâtiments, l’industrie ou l’agriculture. Cette transversalité est indispensable à la bonne réalisation des projets », poursuit l’édile. D’ailleurs, 500 structures ont rejoint le Coptec, conseil permanent pour la transition énergétique et le climat. Associations, opérateurs, collectivités, entreprises de transports, industriels, fournisseurs se réunissent deux fois par an pour créer des synergies sur les thématiques liées aux territoires à énergie positive. « Nous avons également lancé un grand appel à projets citoyens. Notre volonté est de co-construire tous ensemble des projets vertueux et emblématiques », précise Françoise Coutant. La Région n’a pas pour vocation de faire des préconisations. Cependant, l’AREC, l’Agence Régionale d’Evaluation Environnement et Climat observe et collecte des données sur les territoires. « Il est alors possible de dresser un état des lieux, de quantifier les ressources et les potentiels afin d’orienter les stratégies », indique l’élue. Dans une région très marquée par l’agriculture et la forêt, la biomasse et la méthanisation sont des domaines porteurs. « Mais nous nous intéressons aussi à la géothermie, au solaire thermique, au photovoltaïque et également à l’éolien, malgré des freins encore forts à lever », poursuit-elle. De manière générale, la Région prône l’appropriation par les territoires de leurs propres énergies renouvelables. « La Région accompagne également les projets participatifs des citoyens en abondant d’1€ chaque euro citoyen engagé. Nous avons une vraie volonté d’impliquer les citoyens sur leurs territoires, avec une approche systémique sur l’ensemble des sujets concernés par les territoires à énergie positive. Quand les citoyens s’emparent de ces thématiques, alors les politiques deviennent plus offensifs et plus ambitieux dans leurs objectifs », conclut-elle.