KNX, le pilotage intelligent au service des bâtiments performants et bas carbone

Le bâtiment bas carbone ne se résume plus à une enveloppe performante ou à des équipements économes. Désormais, c’est aussi sa capacité à piloter intelligemment l’ensemble de ses usages qui conditionne sa performance environnementale. Pour Rémy OSTERMANN, président de l’association KNX France, cette évolution traduit un changement de paradigme : « La performance d’un bâtiment ne dépend plus uniquement des équipements installés, mais de leur capacité à fonctionner ensemble durablement. » Cette vision, résumée par le concept de « Peace of Mind », repose autant sur la technologie que sur un écosystème mondial où le partage des connaissances contribue à améliorer durablement la qualité des installations.
Rémy OSTERMANN
Président de l’association KNX France
Le bâtiment performant devient un bâtiment piloté
Décret BACS, décret tertiaire, RE2020, directive européenne EPBD IV, Cyber Resilience Act (CRA)… Derrière ces réglementations se dessine une même ambition : rendre les bâtiments plus sobres, plus performants, plus résilients et plus sûrs. Le bâtiment n’est plus une simple juxtaposition d’équipements techniques. Chauffage, ventilation, climatisation, éclairage, protections solaires, gestion de l’énergie ou encore recharge des véhicules électriques doivent désormais fonctionner comme un système global, capable d’adapter les consommations aux usages réels et d’optimiser en permanence les performances énergétiques. Cette intelligence de pilotage constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers de la décarbonation du bâtiment. « Face aux objectifs fixés par l’Europe et la France, KNX s’impose comme un standard ouvert, interopérable et pérenne permettant d’orchestrer l’ensemble des équipements techniques du bâtiment. Il contribue à optimiser les consommations énergétiques, améliorer le confort des occupants, renforcer la flexibilité énergétique et accompagner la mise en conformité des bâtiments avec les exigences réglementaires actuelles et futures. Grâce à son écosystème mondial de fabricants, d’intégrateurs et de centres de formation, KNX apporte une réponse concrète aux enjeux de décarbonation du secteur », souligne Yann PLEVIN, vice-président de l’Association KNX France.
Johann ANDREY
Head of Marketing – HAGER et Responsable Marketing
Association KNX FRANCE
Concevoir des bâtiments capables d’évoluer
Pour Johann ANDREY, responsable du collège marketing de KNX France, cette mutation impose de raisonner sur le temps long. « L’innovation n’a de sens que si elle préserve les investissements réalisés. » C’est précisément ce qui caractérise, selon lui, un protocole ouvert comme KNX. Depuis plus de trente-cinq ans, celui-ci intègre progressivement les nouvelles technologies — cybersécurité, IoT, gestion énergétique, nouveaux services numériques — sans remettre en cause les installations existantes.
Dans une logique bas carbone, cette continuité constitue un atout majeur. Un bâtiment performant aujourd’hui devra continuer à évoluer pendant plusieurs décennies pour intégrer de nouveaux usages, répondre aux futures réglementations et accompagner les évolutions du réseau électrique. La pérennité devient ainsi une composante à part entière de la performance environnementale.
Christophe LAVERGNE
Ambassadeur
Association KNX FRANCE
Les outils doivent évoluer au même rythme que les bâtiments
Cette transformation concerne également les professionnels qui conçoivent, installent et maintiennent ces bâtiments intelligents. Pour Christophe LAVERGNE, ambassadeur ETS France, KNX Tutor & membre de l’association KNX France, les évolutions du logiciel ETS illustrent parfaitement cette adaptation permanente. Les nouvelles fonctionnalités d’ETS6.4 — simplification du paramétrage, automatisation de certaines opérations, mises à jour natives des firmwares, intégration renforcée de KNX Secure ou encore prise en charge des nouveaux protocoles IoT — répondent avant tout à un objectif : permettre aux intégrateurs de travailler plus efficacement tout en préparant les installations aux exigences de demain. Parmi les évolutions les plus appréciées figurent notamment le Multi Linking, qui réduit considérablement les opérations répétitives, ou encore le téléchargement par numéro de série, qui évite d’accéder physiquement aux équipements lors de leur programmation. Mais, au-delà du confort d’utilisation, Christophe Lavergne insiste sur un enjeu devenu incontournable : la cybersécurité. « On ne peut pas installer les équipements de demain avec les outils d’hier. ».
Aurelien HILLAIRET FALZON
Représentant Collège Intégrateurs
Association KNX FRANCE
Sans compétences, pas de bâtiment performant
Pour Aurélien HILLAIRET-FALZON, représentant du Collège Intégrateurs KNX France, la réussite de cette transition repose avant tout sur les compétences des professionnels. « Les meilleures technologies ne produisent leurs effets que lorsqu’elles sont correctement conçues, installées et exploitées. » Le rôle du Collège Intégrateurs est justement de fédérer un réseau national d’experts capables de partager leurs expériences, de diffuser les bonnes pratiques et d’accompagner les électriciens comme les maîtres d’ouvrage dans leurs projets. L’enjeu dépasse largement le seul déploiement de solutions KNX. Il s’agit de garantir la qualité des installations sur toute leur durée de vie, condition indispensable pour atteindre les performances énergétiques attendues.
Yann PLEVIN
Vice-président
Association KNX FRANCE
Une réglementation qui redéfinit les métiers
Pour Yann PLEVIN, vice-président de KNX France, les différents textes européens et français ne doivent plus être analysés séparément. Décret BACS, décret Tertiaire, qualité environnementale intérieure (QEI), EPBD, cybersécurité avec le CRA ou encore directive NIS2 poursuivent désormais une ambition commune : faire évoluer le bâtiment vers davantage de sobriété, de flexibilité, de sécurité numérique et de qualité d’exploitation. Cette convergence transforme profondément le métier des intégrateurs. Il ne s’agit plus uniquement d’installer des automatismes performants, mais de concevoir des systèmes capables d’évoluer, d’échanger des données fiables, de rester sécurisés dans le temps et de s’adapter aux futurs besoins énergétiques. Dans ce contexte, l’ouverture du protocole KNX apparait comme un levier essentiel pour accompagner la rénovation du parc existant, tout en préservant les investissements réalisés.
Pour KNX, le bas carbone est aussi une aventure humaine
Au-delà des évolutions technologiques et réglementaires, un message commun se dégage des différentes analyses portées par KNX France : la transition bas carbone ne se résume pas à une question d’équipements, elle repose tout autant sur la capacité des professionnels à partager leurs connaissances, à se former en continu et à faire évoluer leurs pratiques. Pour les experts KNX France, la réponse passe par une combinaison de technologies ouvertes, d’outils toujours plus performants, d’une réglementation mieux comprise et d’une montée en compétence continue de l’ensemble de la filière. Car, au fond, le bâtiment bas carbone ne sera pas seulement plus intelligent. Il sera aussi le fruit d’une intelligence collective, capable de faire dialoguer technologies, réglementation et savoir-faire au service d’une performance durable.















