« En révélant une multitude de défauts invisibles à l’œil nu, la thermographie permet de démontrer la nécessité d’éventuels travaux à réaliser »

Éric Biogeaud, Directeur commercial « France et Belux » chez FLIR

NR 529Isolation inadaptée, ponts thermiques, système de chauffage inefficace, fuite d’air, défaut dans le circuit d’eau chaude, moisissures… La liste des dysfonctionnements éventuellement rencontrés dans un bâtiment permet aussi d’en connaître, en creux, le potentiel d’amélioration d’efficacité énergétique. Encore faut-il pouvoir détecter précisément les zones de pathologie à traiter. Pour cela, l’imagerie thermique – une technologie actuellement en voie de démocratisation – apporte trois atouts majeurs.
« En révélant une multitude de défauts invisibles à l’œil nu, la thermographie s’avère un outil précieux d’aide à la vente pour les artisans, témoigne Éric Biogeaud, Directeur commercial chez FLIR. Elle leur permet, en effet, de démontrer très clairement à un maître d’ouvrage la nécessité de réaliser d’éventuels travaux d’étanchéité, d’isolation ou de réfection d’un système de chauffage défectueux. Une fois ces travaux réalisés, l’artisan pourra aussi en démontrer l’efficacité, valorisant en cela son image de professionnel auprès de sa clientèle. Ce volet commercial constitue un premier atout majeur de la caméra thermique.Au-delà de l’argument de vente, celle-ci devient également incontournable dans le domaine de l’audit thermique. Ce champ d’activité constitue ainsi le deuxième axe majeur d’application pour la caméra thermique dans le bâtiment, puisqu’elle permet la mise en évidence rapide et précise de tous les défauts éventuels d’une construction. Dans le cadre règlementaire du test d’étanchéité à l’air, la thermographie pourra aussi venir en appui au test « blower door », en permettant de visualiser immédiatement les infiltrations et exfiltrations d’air. »
A ce sujet, rappelons qu’il est fortement recommandé aux artisans d’effectuer des tests intermédiaires d’étanchéité de l’enveloppe. « Une telle démarche de qualité est importante, car elle permet aux professionnels de valider des méthodes de travail, souvent récemment acquises. L’autocontrôle constitue d’ailleurs le troisième axe d’application de la thermographie, devenue d’autant plus pertinente en la matière qu’elle est aujourd’hui très abordable, tant sur les plans techniques que financiers. »