AIR LIQUIDE : Les belles perspectives de développement pour l’injection de biométhane

La revue des énergies renouvelables et des solutions alternatives.

AIR LIQUIDE : Les belles perspectives de développement pour l’injection de biométhane

Un vecteur d’énergie renouvelable
Mathieu Lefebvre, Responsable Développement Biogaz chez Air Liquide
«
 L’injection séduit de plus en plus de développeurs de projets, en présentant un excellent rendement énergétique, en comparaison avec la cogénération »
La méthanisation connaît aujourd’hui une dynamique de croissance en France, où une de ses applications – la production de biométhane – a particulièrement de belles cartes à jouer. En effet, cette ressource renouvelable est singulièrement en phase avec la consommation énergétique nationale, centrée [m4] à 85 % sur la mobilité et la production de chaleur. Or, ces besoins sont majoritairement couverts par des énergies fossiles. Le biométhane offre aussi une alternative pertinente pour les projets ne présentant pas de débouchés possibles pour la chaleur.
« L’injection sur le réseau de gaz naturel séduit actuellement de plus en plus de développeurs de projets, car la production de biométhane présente un excellent rendement énergétique, en comparaison avec la cogénération électricité/chaleur, précise Mathieu Lefebvre. Et quand on sait qu’une unité de méthanisation est montée[m5]  pour une exploitation s’étalant sur des décennies, il s’agit d’un critère essentiel. D’ailleurs, de nombreux acteurs de la filière sont passés d’une approche « 100 % cogénération » à l’injection systématique. »
Une souplesse pour le choix du site
La nécessité d’assurer la connexion de l’installation au réseau de gaz est bien entendu fondamentale, mais cette contrainte est somme toute relative. « Dans la mesure où le biométhane concerne plutôt des initiatives développées à l’échelle d’un territoire et où la France dispose de plus de  220 000 km de réseau, il y a une grande souplesse pour le choix du site, observe Mathieu Lefebvre. »
Schématiquement, de tels projets portés collectivement valorisent de l’ordre de 30 000 à 80 000 t/an de déchets, ce qui permet de produire de 300 à 800 m3/h de biogaz brut. Celui-ci contient environ 55 % de méthane, qu’il faut séparer du CO2. « Pour assurer cette opération, Air Liquide a développé une membrane spécifique à la fois efficace et robuste, explique Mathieu Lefebvre. Il s’agit d’un procédé éprouvé et requérant un certain savoir-faire. C’est pourquoi, Air Liquide se positionne en qualité de co-développeur d’unités de méthanisation, en prenant en charge la construction et l’exploitation de l’épurateur de biogaz. Ainsi, nos partenaires peuvent totalement se concentrer sur leur cœur de métier : la collecte des matières organiques, l’exploitation de l’unité de méthanisation avec notamment la gestion de la  biologie et l’épandage des digestats. »

Air Liquide aB&T
Dominique Lecocq
Communications Director
2, rue de Clémencière
38360 SASSENAGE
Tel : 04 76 43 60 30
www.airliquideadvancedtechnologies.com


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