Automatisation du bâtiment : des données hébergées dans le cloud

  Un gain net de réactivité, en cas de dysfonctionnement d’un équipement

Pascal Tigreat, Responsable du Département Automatisme chez Wago 

« L’interface d’utilisation offre une vision globale du bâtiment, modélisé en 3D »

Pour une fois, le cordonnier est bien chaussé… Fabricant de solutions pour l’automatisation du bâtiment, Wago s’est lui-même doté d’un système d’automatisation qui regroupe les données émanant de tous les équipements connectés, au sein de son siège de Roissy (2 000 m2). Depuis un an, ces données sont hébergées dans le cloud.

Pourquoi avoir fait le choix du cloud, plutôt que d’avoir donné à vos prestataires un accès direct aux équipements connectés de votre siège social ?

Tout d’abord, parce qu’il est ainsi plus facile de gérer les droits d’accès à nos données. Par ailleurs, en passant par une plateforme cloud, les entreprises tierces n’accèdent pas à notre propre réseau. Cela nous permet d’éliminer un facteur de risque.

Et qu’en est-il de la sécurité et de l’accessibilité des données dans le cloud ?

Ces données sont hébergées chez Microsoft Azure. Cela garantit un stockage en Europe, ainsi qu’une redondance et un cryptage des banques de données. Le taux de service est maximal, sans compter qu’en tant qu’exploitant du système, nous avons accès aux données en interne, via notre réseau physique.

Quel est le retour d’exploitation de la solution Wago cloud ?

Nous constatons un gain net de réactivité, en cas de dysfonctionnement d’un équipement. Auparavant, c’est nous qui avions les données en main. Quand la chaudière ou la CTA faisait un caprice, on pouvait dire qu’il y avait un souci. Désormais, chaque entreprise de maintenance a directement accès aux données qui lui sont utiles. En parallèle à cela, l’interface d’utilisation de la plateforme offre une vision globale du bâtiment, modélisé en 3D avec Immersive. Grâce à toutes ces informations, le prestataire pourra savoir pourquoi il y a un problème, puis définir la nature de son intervention. Le confort de nos collaborateurs en a été grandement amélioré. En outre, le système d’automatisation nous permet de mesurer et de piloter la production et la consommation d’énergie du siège, en sachant que celui-ci est constitué de deux bâtiments très différents, l’un étant de 1998, l’autre de 2018.

Sur ce plan, y a-t-il une plus-value d’un système cloud ?

Oui, nous observons une simplification de l’exploitation des données avec des analyses plus fines et davantage de modélisations croisées. Par exemple, plutôt que d’avoir une approche par étage, nous nous sommes penchés sur le comportement de notre siège, en fonction de ses façades, en croisant cela avec le taux d’occupation des salles. En fait, le plus compliqué dans cette architecture est d’assurer la collecte et la mise en forme des données, mais c’est là notre cœur de métier…

 

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