Clarke Energy, Comment valoriser un sous-produit de la méthanisation aux applications multiples.

La revue des énergies renouvelables et des solutions alternatives.

Clarke Energy, Comment valoriser un sous-produit de la méthanisation aux applications multiples.

Récupération du CO2 des unités de méthanisation : un pas de plus vers une économie circulaire et bas carbone.

La méthanisation est désormais reconnue comme une technologie clé dans la transition vers une économie circulaire et bas carbone. En plus de produire du biogaz, les unités de méthanisation offrent désormais la possibilité de récupérer le CO2, de le transformer, le stocker et le réutiliser, contribuant ainsi à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à promouvoir une utilisation plus efficace des ressources organiques.

Olivier GARCIA,responsable commercial chez Clarke Energy, a bien voulu nous en dire plus sur les défis de la valorisation du CO2

 

 

 Le défi est plus de trouver des débouchés viables au CO2 liquide que de le produire 

Quels sont les défis techniques et économiques rencontrés pour la mise en place de solutions de récupération de CO2 ?

Dans les unités de méthanisation, les matières organiques trouvent une nouvelle vie en produisant du biogaz, principalement composé de méthane (CH4) et de dioxyde de carbone (CO2).

Le biogaz produit est injecté dans le réseau gaz pour la production d’électricité, de chaleur ou de carburants par exemple. Quant au CO2 il nous est dorénavant possible de le liquéfier par compression et refroidissement pour le stocker et l’amener plus facilement vers sa nouvelle destination.

La subtilité technologique réside dans la purification de ce CO2 pour qu’il puisse atteindre les seuils de l’agro-alimentaire (à savoir notamment une pureté à 99.9%) en supprimant les polluants résiduels durant tout le processus. Quant au défi économique il est plus de trouver des débouchés viables à ce sous-produit qu’est le CO2 liquide que finalement de le produire.

Quels profils clients pour quelles solutions ?

Même si nous évoluons essentiellement auprès d’installations agricoles ou industrielles, nos clients ont de multiples profils, tout autant que les destinations des sous-produits de la méthanisation. Il existe des clients qui mettent à disposition leur production de CO2 sur leur territoire, d’autres qui vont s’associer avec d’autres producteurs de CO2 pour servir un seul client utilisateur, puis il y a des clients industriels qui vont faire de la production de CO2 pour leur propre besoin. Il existe un univers de destination et de profil qui correspond aux multiples applications du CO2, cela peut passer du nettoyage industriel, à la carbonatation des boissons gazeuses, ou le transport de denrée périssable ou de vaccins…

En résumé, le CO2 liquide est un produit polyvalent avec une large gamme d’applications. Nous découvrons tous les jours grâce à nos réseaux de clients méthaniseurs et à leurs propres clients de nouvelles destinations à ce sous-produit aux propriétés uniques.

Quels bénéfices peut-on attendre de telles installations ?

Avec nos installations de méthanisation et en allant au plus loin du processus avec la valorisation du CO2 résiduel, nous participons à améliorer la résilience des exploitations agricoles, en créant des emplois non délocalisables, en générant de l’énergie verte, du gaz décarboné et des revenus complémentaires pour les agriculteurs. Notre filière est en pleine ébullition, chez CLARKE ENERGY nous comptons plus d’une dizaine de nouvelles installations en construction ou en fonctionnement d’ici la fin de l’année, ce sont des projets que nous suivons sur une période d’au moins 15 ans en assurant la formation, la maintenance et la surveillance des sites. Pour finir quelques chiffres très révélateurs du potentiel d’une installation de taille moyenne : 300 Nm3 de biométhane injecté produit environ 500 kg/h de CO2 liquide pour un investissement de 1.4 million et une emprise au sol de 20 x 15 m.