Performance énergétique dans le tertiaire

La revue des énergies renouvelables et des solutions alternatives.

Performance énergétique dans le tertiaire

Hôpital Necker : pilotés par GEO PLC, les travaux de calorifugeage des canalisations de chauffage et d’eau chaude sanitaire ont été financés à 100% par les primes CEE

Augustin Bouet, Responsable du Département Grands Comptes Publics & Privés chez GEO PLC

  « Une mobilisation croissante d’isolants à faible impact environnemental »

Depuis le 1er octobre 2019, les bâtiments tertiaires d’une superficie supérieure à 1 000 m2 sont tenus de réduire leur consommation énergétique. Quels sont les outils permettant de répondre efficacement à cette disposition ?

Avant tout, rappelons quels sont les objectifs fixés par le « décret tertiaire ». Par rapport à l’année de référence 2010, les économies d’énergie devront être de 40% d’ici 2030, 50% d’ici 2040 et 60% d’ici 2050. Pour répondre à ces échéances, des gestionnaires de parc tertiaire ont déjà engagé des travaux d’économies d’énergie, via les Certificats d’économies d’énergie (CEE). L’isolation thermique des combles, des planchers bas ou le calorifugeage des canalisations constitue notamment un levier efficace pour baisser la consommation d’énergie. Nous accompagnons de tels projets, depuis l’identification des gisements d’économies d’énergie jusqu’à la réalisation des travaux, en passant par les préconisations de financements. En 2018, nous avons suivi des travaux pour un volume de 30 millions d’euros de CEE, essentiellement dans le public. En 2019, ce volume a augmenté, avec une forte croissance dans le privé.

Quelle est la part de travaux pouvant être couverte par les CEE ?

Grâce à la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, ces travaux peuvent être financés jusqu’à 100%. Par exemple, cela a été le cas avec le projet que nous avons réalisé pour l’Hôpital Necker, à Paris. Grâce au calorifugeage et à l’isolation des points singuliers de leurs canalisations de chauffage et d’eau chaude sanitaire, l’Hôpital réalise désormais 50 000 € d’économies d’énergie par an. Les travaux ont été intégralement couverts par les primes CEE.

Ces primes permettent-elles d’envisager des isolants biosourcés ?

Sur ce point, on observe une tendance favorable, combinant deux facteurs. D’une part, le cours des primes CEE augmente, depuis près de deux ans. D’autre part, le coût des isolants biosourcés ont significativement baissé, au point d’atteindre le prix de la laine de verre ou de roche, d’il y a six mois. On constate ainsi une mobilisation croissante des matériaux à faible impact environnemental ou s’inscrivant dans des circuits courts. Nos clients souhaitent également recourir à des artisans locaux. Dans cet esprit, nous proposons une offre qui intègre la recommandation d’artisans de confiance, faisant l’objet de contrôle par des prestataires indépendants. De quoi permettre aux gestionnaires de parc tertiaire de répondre aux attentes du « décret tertiaire » en toute sérénité.