Dissociation hydraulique : un levier d’optimisation des réseaux de chaleur en établissements de santé.

Dissociation hydraulique : un levier d’optimisation des réseaux de chaleur en établissements de santé.

Quand ils sont raccordés à des réseaux de chaleur, les établissements de santé disposent d’un levier efficace pour optimiser leur production de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Des avantages que vient conforter la dissociation hydraulique des deux circuits, une solution économique et performante au service de la décarbonation. Entretien avec Florian Lima, Senior Manager Sales chez Danfoss.

Florian LIMA,
Senior Manager Sales
DANFOSS


Avec les économies générées, la solution est amortie en moins d’un an.

Des établissements de santé ont fait le choix de se connecter à des réseaux de chaleur pour couvrir leurs besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire (ECS). Comment est-il possible d’optimiser ces équipements ?

Une des pistes majeures réside dans la dissociation hydraulique des réseaux assurant respectivement la production de chauffage et d’ECS. Une sous-station équipée de deux échangeurs en parallèle présente de nombreux avantages. En été, par exemple, le fait de n’assurer la fourniture d’ECS permet de réduire la puissance des échangeurs installés. Grâce à une autorité de vanne de 100 %, la modulation des débits peut se faire très finement, même en cas de faibles débits, ce qui génère des économies d’énergie. Avec des gains allant jusqu’à 20 % sur le débit primaire, la solution peut être amortie en moins d’un an.
La dissociation hydraulique permet également d’optimiser la température de retour, tout en évitant les sur-débits et les phénomènes de pompage. Exploiter un réseau sans surproductions offre aussi la possibilité d’y raccorder de nouveaux bâtiments. Enfin, sur le plan de la maintenance, le déploiement de vannes indépendantes de la pression évite d’avoir à mener des campagnes d’équilibrage fastidieuses par sous-station…

La dissociation hydraulique ouvre-t-elle des perspectives de décarbonation sur le chauffage et l’ECS ?

Tout d’abord, rappelons que les réseaux de chaleur valorisent de plus en plus d’énergies renouvelables ou de récupération, ce qui rend la plupart des projets de raccordement éligibles à des aides publiques, notamment les CEE et le Fonds Chaleur.
La dissociation hydraulique rend aussi accessibles des gisements de chaleur « basse température », tels que le solaire ou la récupération de chaleur fatale sur des sites industriels ou sur des centres de valorisation de déchets ménagers comme c’est le cas, par exemple, du réseau alimentant le CHU de Clermont-Ferrand. Cette énergie à faible coût y a remplacé le gaz. Certains réseaux de chaleur intègrent également des pompes à chaleur de forte puissance.

Comment les contraintes sanitaires – telles que la maîtrise des risques de légionellose – sont-elles prises en compte ?

Avec la dissociation hydraulique, la production d’ECS se fait directement depuis le réseau de chaleur, avec ou sans ballon de stockage intermédiaire, ce qui limite les risques de développement bactérien.
Cette production instantanée peut atteindre de l’ordre de 500 à 600 litres par minute, si nécessaire.

Comment se déroule l’installation d’une sous-station dans un bâtiment de santé existant, notamment au regard des contraintes d’espaces ?

En règle générale, sur ces établissements, la connexion au réseau de chaleur vient se substituer à une chaudière. L’emplacement de celle-ci permettra d’accueillir un skid, contenant la sous-station préfabriquée sur mesure en atelier pour s’adapter aux conditions d’encombrement et d’accessibilité sur site. Avec une telle solution « plug and play », le raccordement peut être réalisé en un à trois jours selon la puissance de l’installation. En cas de fortes contraintes d’exiguïté, il est possible de livrer l’ensemble des composants qui seront assemblés sur site. Le raccordement peut alors se faire en une semaine. La sous-station intègre également les équipements de secours pour assurer la continuité de service. En termes de puissances installées, nos skids couvrent un éventail très large. Cela commence à 50 kW et nous avons installé quatre modules de 9 MW chacun pour le CHU de Strasbourg.

Valeur énergie
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