Ventilation hospitalière : optimiser les coûts, sans compromettre la sécurité sanitaire.

Ventilation hospitalière : optimiser les coûts, sans compromettre la sécurité sanitaire.

En établissement de soins, la filtration de l’air est à la croisée de la maîtrise du risque infectieux et de la sobriété énergétique. Des enjeux face auxquels le choix d’une filtration adaptée s’avère essentiel. Entretien avec Stéphane Galopin, prescripteur France Ouest & IDF chez Camfil.

Stéphane GALOPIN
Prescripteur France Ouest
& Ile de France  – CAMFIL


Les filtres performants génèrent plusieurs dizaines de milliers d’euros d’économies annuelles.

Quelle place occupe la ventilation dans la stratégie énergétique et sanitaire des établissements de santé ?

Sur ces sites, les solutions qui assurent la qualité de l’air, la filtration terminale et la maîtrise des flux aérauliques jouent un rôle central dans la maîtrise du risque infectieux. Ces dispositifs permettent de transformer un principe médical – l’asepsie – en une performance technique, objectivable et maintenue dans le temps. Ensuite, sur le plan énergétique, la ventilation peut représenter jusqu’à 40 % des consommations liées au CVC. Les réponses à apporter sur ces sujets s’inscrivent dans un cadre normatif structuré, notamment la norme EN 16798 qui – en lien avec les valeurs guides de l’OMS – définit à la fois des exigences de qualité de l’air intérieur (QAI), de débits de ventilation et de confort, tout en intégrant les enjeux énergétiques.

Comment garantir une bonne QAI ?

Cela suppose une filtration particulaire reposant sur une chaîne intégrant des préfiltres, des filtres fins et des filtres absolus, afin de maîtriser les risques microbiologiques. Il convient également de déployer une filtration moléculaire – reposant sur la technologie du charbon actif – pour prendre en compte les polluants gazeux. Ceux-ci proviennent à la fois de l’air extérieur et des usages internes, propres au fonctionnement hospitalier : médecine nucléaire, oncologie, ventilation mortuaire,décontamination des réseaux aérauliques et des salles avec du peroxyde d’hydrogène, etc.

Et qu’en est-il des zones sensibles ?

Dans les zones sensibles, les centrales de traitement d’air (CTA) constituent le premier maillon de la maîtrise sanitaire. Elles assurent le renouvellement et la recirculation d’air, sa filtration en amont ainsi que la régulation thermique et hygrométrique. En bout de chaîne, les terminaux de soufflage, plafonds à flux laminaires notamment, doivent intégrer une filtration terminale HEPA (ISO 29463). Ils garantissent une diffusion maîtrisée de l’air, compatible avec les exigences de la norme NF S90-351 en matière de maîtrise de la contamination. 

Plus globalement, la performance aéraulique des environnements hospitaliers repose sur une gestion fine des flux d’air et des pressions différentielles, via des cascades de pression maîtrisées : surpression dans les zones propres, dépression dans les zones à risque, afin de limiter la propagation des infections nosocomiales.

Comment optimiser la performance énergétique des systèmes de traitement d’air ?

Cela repose sur plusieurs leviers : variation de débit, moteurs à haut rendement, récupération d’énergie et réduction des pertes de charge des filtres – autrement dit, les résistances, fixes ou croissantes, qui s’opposent aux flux d’air. Ce dernier facteur est particulièrement important, puisqu’il impacte la consommation énergétique d’équipements fonctionnant 24 h/24. Un filtre mal choisi ou mal géré en exploitation peut rapidement s’encrasser et annuler une partie des gains énergétiques d’une installation pourtant bien conçue.

Comment éviter cet écueil ?

Il convient de sélectionner des dispositifs selon leurs étiquettes énergétiques Eurovent, un organisme indépendant. Trop souvent, le choix des filtres est guidé par le seul prix d’achat. Or, en ventilation hospitalière, le véritable coût se situe dans l’exploitation, l’achat ne représentant que de 10 à 15 % du coût total de possession du poste « filtration ». Ce coût intègre également les pertes de charge, les consommations énergétiques associées, la durée de vie des filtres, les coûts de maintenance et de gestion des déchets. Il apparaît ainsi qu’un filtre plus performant peut générer jusqu’à plusieurs dizaines de pourcents d’économies d’énergie sur son cycle de vie. Dans le cas d’un centre hospitalier, cela se traduit par plusieurs dizaines de milliers d’euros d’économies annuelles. Le tout en protégeant efficacement les patients, les professionnels de santé et l’environnement.

Valeur énergie
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