Logistique hospitalière optimisée et risque infectieux maîtrisé : la solution est dans les tuyaux

Logistique hospitalière optimisée et risque infectieux maîtrisé : la solution est dans les tuyaux

Linge sale, déchets généraux, DASRI : en milieu hospitalier, la gestion des flux représente un défi logistique, humain et sanitaire de premier ordre. La collecte pneumatique apporte une réponse globale : moins de pénibilité pour les personnels, une maîtrise renforcée du risque infectieux et des gains économiques significatifs. Entretien avec Bruno Martin, directeur d’Envac France.

Bruno MARTIN
Directeur – ENVAC FRANCE


Au CHU de Rennes, une économie de 400000€/an grâce à la collecte pneumatique des DASRI.

En quoi un système de collecte pneumatique transforme-t-il l’organisation logistique interne d’un établissement de santé ?

Tout d’abord, cela facilite grandement le quotidien des personnels en charge des flux de linge sale, de déchets généraux et de DASRI (Déchets d’activités de soins à risques infectieux). Ces flux sont toujours plus importants en raison du développement de la médecine ambulatoire, ce qui implique qu’une chambre peut accueillir plusieurs patients au fil de la journée. Une collecte pneumatique – avec des réseaux distincts par type de flux – évite la manutention de sacs lourds, mais aussi de pousser des chariots le long des couloirs. L’amélioration de la qualité de vie au travail a très bien été illustrée, lors de la rénovation du système pneumatique du CHU de Montpellier. Pendant les deux mois de travaux, le personnel, revenu aux chariots, a été très impatient de retrouver une collecte moins pénible. Le gain de main-d’œuvre permet aussi de redéployer les moyens humains vers le soin.

La maîtrise du risque infectieux est aussi un enjeu majeur en milieu hospitalier. Comment votre technologie y répond-elle ?

Avec du linge sale ou des déchets qui peuvent transiter 24 heures sur 24, sans attendre dans des couloirs ou des locaux de stockage, la collecte pneumatique réduit significativement l’exposition des personnels, des patients et des visiteurs à des agents potentiellement pathogènes. Le réseau de canalisations en inox est hermétique et fermé. Il peut également être désinfecté, à intervalles réguliers, par pulvérisation d’ozone – fabriqué sur place – pour y rendre l’atmosphère inerte. Notre technologie apporte donc sa pierre à la lutte contre les maladies nosocomiales.

Et qu’en est-il des aspects financiers ?

Un système pneumatique offre des gains de surface : il n’est plus nécessaire de prévoir des locaux de stockage intermédiaires dans les services, et il est possible de limiter la mise en place d’ascenseurs dédiés à la logistique. Cela permet de créer des lits supplémentaires ou de réduire les surfaces à bâtir. Nos solutions permettent également de réduire les coûts de traitement de déchets. Par exemple, dans le cadre de la nouvelle plateforme logistique du CHU de Rennes, nous avons déployé en 2025 – c’était alors une première mondiale – un système intégré, combinant le transport pneumatique des déchets infectieux et leur traitement sur site. Les ballots de DASRI sont aspirés à 70 km/h jusqu’à une unité de broyage et de pasteurisation, où ils sont transformés en simples déchets ménagers. Avec une capacité de traitement d’environ 620 tonnes par an, cette installation permet au CHU de dégager une économie annuelle de 400 000 €. Sur ce site, le temps de retour sur investissement sera de l’ordre de trois ans.


Est-il possible de déployer un système de collecte pneumatique dans un hôpital existant ?

La situation doit être examinée au cas par cas. Nos réseaux sont essentiellement verticaux, et il est parfois possible de réaliser des carottages dans les sols pour relier les étages entre eux. Parfois, les canalisations peuvent être déployées en façades. Le terminal d’aspiration peut être installé en sous-sol. Bien entendu, il est plus simple de déployer nos solutions dans le neuf, comme cela a récemment été le cas sur l’hôpital du Nouveau Lariboisière, à Paris, ou le Nouvel Hôpital Métropolitain de l’Artois à Lens. Et il n’y a pas de limites : en Chine, nous avons équipé un hôpital militaire de près de 10 000 lits.

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