ELANOR Consulting : Dans un projet biogaz, l’analyse préalable des caractéristiques techniques des matières premières, de leur coût et de leur disponibilité est essentielle.

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ELANOR Consulting : Dans un projet biogaz, l’analyse préalable des caractéristiques techniques des matières premières, de leur coût et de leur disponibilité est essentielle.

Bien analyser son modèle économique pour éviter les difficultés

Certains porteurs de projets mésestiment la complexité du montage des projets de méthanisation. Alors que des défaillances de production ont été constatées par l’État et que beaucoup d’audits d’exploitation sont en cours, Lionel Tricot du bureau d’ingénierie ELANOR Consulting donne quelques clefs de réussite d’un projet de biogaz.

Interview de lionel Tricot CEO Elanor

 « La formation préalable et continue des Maîtres d’Ouvrages est absolument indispensable. L ’agglomération des techniques rend la gestion de projets de méthanisation complexe et pluridisciplinaire ! »

Interview de Lionel Tricot d’ELANOR Consulting

Quelles sont les clefs d‘un projet biogaz réussi ?

Les intrants jouent un rôle essentiel dans la réussite d’un projet de méthanisation. En effet, il est nécessaire d’analyser au préalable les caractéristiques techniques des matières premières (matières sèche, potentiel méthanogène…) mais aussi leur réelle mobilisation, leur coût et leur disponibilité dans une logique ou non de marché. Il faut également se demander si des mieux-disants sont susceptibles de se positionner. Ces éléments ont un impact réel sur le modèle économique d’un projet. L’absence d’analyse de marché met en difficultés de nombreux projets tout autant qu’un mauvais partenaire technique

Quels sont les principaux risques à appréhender dans les contrats ?


Ce qui doit guider le porteur de projet dans son appréhension du risque contractuel, c’est sa capacité à être financé et assuré dans de bonnes conditions. La vigilance des banquiers et des assureurs va porter sur les contrats de construction, les performances, les partenaires techniques et la solidité des contrats d’approvisionnement. Ils vont notamment vérifier la préservation des intérêts de leur futur client dans les contrats : la durée, les conditions, les pénalités, la caducité en cas de non-respect des clauses… Dans la maîtrise du risque, les compétences du Maître d’Ouvrage et la qualité des intrants et des partenaires sont des fondamentaux.

Pourquoi et comment accompagner la montée en compétences des maîtres d’ouvrage ?


Elle peut s’opérer en mettant en place des formations en amont. Des défaillances de production ont été constatées par les Institutionnels et beaucoup d’audits d’exploitation sont en cours. Ces difficultés viennent en général d’une mauvaise compréhension des outils techniques utilisés.  Des réflexions sont en cours avec différentes structures nationales afin d’y remédier. La formation préalable et continue des Maîtres d’Ouvrages est absolument indispensable. L’agglomération des techniques rend la gestion de projets de méthanisation complexe et pluridisciplinaire et cela s’accroit !

Comment bien choisir ses entreprises partenaires ?

Le Maître d’Ouvrage à deux possibilités : soit il travaille directement avec les constructeurs, soit il s’appuie sur une méthodologie de consultation destinée à comparer les offres des entreprises afin de déterminer celles qui seront les plus adaptées aux particularités du projet. Cette exigence d’harmonisation et de neutralité est désormais requise dans le cadre de la certification Qualimétha.

Un débat anime la filière. C’est celui de la standardisation des exploitations. Qu’en pensez-vous ?

La standardisation est une solution à envisager pour accompagner la baisse des tarifs d’achat. Elle vise, in fine, à réduire le coût des investissements. Mais, en fonction du type de projet, elle n’est pas toujours possible, voire dangereuse ! Filière par filière et selon les puissances, il va falloir réfléchir à des modèles économiques viables avec de nouvelles externalités type CO2 ou bioGNV.

ELANOR Consulting