Scierie Alglave, Scieries et exploitations forestières ont l’avantage d’une matière bas carbone dans leur objectif de réduction de l’empreinte CO2.

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Scierie Alglave, Scieries et exploitations forestières ont l’avantage d’une matière bas carbone dans leur objectif de réduction de l’empreinte CO2.

Le bois, une ressource efficace en matière de réduction carbone

Les forêts gérées du Nord de la France offrent une ressource pour l’industrie du bois. Menuisiers, charpentiers, constructeurs de maisons individuelles et logements collectifs sont demandeurs d’essences locales qui répondent à leurs besoins. La Scierie Alglave, présente en Hauts de France depuis trois générations, prélève un volume annuel de 6.300 m3 de bois à destination de tout un écosystème local.

Interview de Frédéric Alglave, dirigeant de la Scierie Alglave.

« Le bois, un matériau responsable : bas carbone et économiquement vertueux quand il est en circuit court . »

Quels sont les enjeux de l’industrie forestière en matière d’engagement bas carbone ?

Nous avons l’avantage de la matière. Le bois est une ressource naturelle qui absorbe le carbone et qui, une fois scié ne le rejette pas, tant qu’il n’est pas brûlé. Contrairement aux industries du métal et du béton qui sont très énergivores, la transformation du bois en charpente, ossature ou bardage, participe à la réduction des émissions de CO2 dans la construction de maisons individuelles et de logements collectifs. Le bois peut également être transformé en meubles. Ses coproduits, les écorces, sciures et déchets de coupes, sont réintégrés dans le système de chauffage ou de séchage, ce qui permet d’utiliser à 100 % le bois.

Quelles sont les perspectives du développement du bois de construction en France ? 

Il manque une culture du bois pour la construction, comme en Amérique du Nord ou en Scandinavie mais surtout l’usage pour les bois de construction était historiquement lié au résineux (bois d’importation). Or les attentes du consommateur évoluent vers plus de bois local, en l’occurrence les feuillus. Il nous faut maintenant travailler à la certification de ces bois à des fins de construction. A ce titre, l’interprofession et les transformateurs étudient actuellement la possibilité de construire des maisons à partir de peupliers, de hêtres et châtaigniers en bois local. Pour cela, il faut adapter la taille des arbres et l’utilisation du bois car la densité n’est pas la même que pour les résineux.

Comment l’industrie du bois, déjà peu consommatrice d’énergie, peut-elle encore améliorer son process ?

En utilisant 100 % du bois local, l’industrie peut devenir autonome en production et consommation d’énergie. En fin de vie, le bois peut être réutilisé à l’infini. Par ailleurs, les copeaux et les déchets sont intégrés au système de séchage. Nous menons une étude afin d’améliorer encore notre autonomie énergétique. Notre volonté est de mettre au point un système de vapeur d’eau à partir de déchets de bois et de récupérer les énergies renouvelables afin de créer notre propre électricité. L’objectif étant d’être 100 % autonome d’ici à cinq ans afin d’annuler notre source de consommation électrique sur deux sites.

Plus d’info www.Scierie Alglave.

 

 

 

 

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