Conception « basse consommation » : un surcoût amorti grâce à l’inflation énergétique

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Conception « basse consommation » : un surcoût amorti grâce à l’inflation énergétique

HoConception « basse consommation » : un surcoût amorti grâce à l’inflation énergétiquechfelden (67) : une maison individuelle de 160 m2 où les consommations ne dépasseront pas 9 kWh/m2.an

« Dans les choix des matériaux ou des intervenants sur le chantier, ce qu’on paye moins cher ne coûtera pas forcément le moins cher au final. »
Vincent KEMPF, gérant de KMO, agence de maîtrise d’œuvre spécialisée dans la conception de bâtiments très basse consommation

Conception « basse consommation » : un surcoût amorti grâce à l’inflation énergétiqueLa RT 2012 a représenté un saut qualitatif certain pour les acteurs du bâtiment, mais qu’en est-il des performances atteintes, en comparaison avec la construction passive ? Le surcoût de cette dernière, toujours plus limité, peut-il être amorti grâce aux économies d’énergie ? Ce sont là des questions que peu de Maîtres d’ouvrage approfondissent à l’heure actuelle. Pourtant, les réponses apportées par les Maîtres d’Œuvre spécialisés dans les bâtiments très basse consommation méritent de s’y attarder. Certains ont ainsi développé une démarche innovante avec des constructions ciblant une triple labellisation : Passivhaus, Minergie®-P et BBC Effinergie.
« En tirant le meilleur parti de l’efficacité énergétique de ces trois labels

crédit photo : Christophe Bourgeois

crédit photo : Christophe Bourgeois

européens, notre concept de construction Europassive® permet d’aller bien au-delà des exigences de la RT 2012, explique Vincent KEMPF, Maître d’Œuvre. Et avec les évolutions du coût des énergies, il peut être judicieux de se poser quelques questions sur ce plan, au moment de se lancer dans un projet immobilier. Par exemple, nous venons d’achever notre deuxième maison Europassive®, réceptionnée en juin dernier à Hochfelden (67). Sur ce projet de 160 m2, où les consommations énergétiques ne dépasseront pas 9 kWh/m2.an, le coût de réalisation a été de 2 650 € T.T.C. /m2, soit un surcoût de 15 % par rapport à la RT 2012. Or, en Alsace, un bâtiment répondant à celle-ci – soit des consommations de 65 kWh/m2.an, n’incluant pas l’électricité domestique – aura des factures énergétiques atteignant 1 900 €/an, quand notre maison plafonnera à moins de 400 €/an, toutes consommations confondues. Avec une inflation de 3 à 4 % par semestre dans le secteur énergétique, ces sommes vont doubler en moins de 20 ans. Il vaut donc mieux partir d’une base basse. »
Le surcoût dans le passif tient à la fois à un temps de conception plus long et à une mise en œuvre des plus soignées. « Contrairement à la promotion immobilière traditionnelle ou à un CMIste, nous avons une obligation de conseil auprès de nos clients, en qualité de Maître d’Œuvre et c’est un aspect auquel nous apportons une grande importance, souligne Vincent KEMPF. C’est pourquoi, nous ne recommandons que des entreprises dignes de ce nom. Ce ne sont pas les moins chères, mais la qualité des prestations et le respect des plannings seront au rendez-vous. On ne le répètera jamais assez : dans les choix des matériaux ou des intervenants sur le chantier, ce qu’on paye moins cher ne coûtera pas forcément le moins cher au final. »

Agence KMO
1 A, rue des Marguerites
67240 Gries
www.europassive.fr

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